6 Juillet 2026
Hey You, ta musique accompagne ceux qui ont soif d'espace,
ceux qui cherchent une brèche dans le réel,
entre Another Brick in the Wall
et le son métallique de la caisse enregistreuse de Money.
Elle parle à ceux qui savent que derrière le bruit de nos cerveaux, subsiste encore un Speak to Me presque imperceptible,
une pulsation ancienne qui précède les mots,
comme un battement oublié avant la naissance du temps.
On la goûte quand les profondeurs de Echoes
continuent de vibrer sous la surface des choses,
et que chaque reflet dans une vitre semble contenir
une autre version de nous-mêmes,
plus ancienne, plus lucide,
venue nous rappeler que Time ne passe pas :
il nous traverse.Marooned, fragments de rêves abandonnés
dans le silence liquide de l'univers.
Sensation de marcher sur The Dark Side of the Moon,
sans savoir si la lumière vient du ciel
ou de la fissure qui s'ouvre en nous.
Peut-être que chaque étoile n'est qu'une blessure devenue brillante, Shine On You Crazy Diamond,Et c'est pour ça qu'on allume des soleils au bout de nos cigarettes,
pendant qu'un ectoplasme murmure wish You Were Here,
comme si les êtres disparus avaient un autre centre de gravité.
Quand la mort nous frôle,
on réalise que nous sommes des passagers clandestins
de Learning to Fly,
des silhouettes perdues dans le vacarme
de Run Like Hell,
des voyageurs lancés On the Run,
sans destination véritable,
simplement attirés par une force invisible
qui refuse obstinément de révéler son nom.
Nous sommes les enfants regardant brûler le ciel
à travers la douceur irréelle de Comfortably Numb,
avec dans la poitrine le cœur obscur
d'Atom Heart Mother.
Parfois, entre deux battements de paupières surgissent,
constellations mouvantes et royaumes impossibles,
le monde d'Astronomy Domine,
ballotté par les vents de Set the Controls for the Heart of the Sun,
où les planètes respirent au rythme d'une prière oubliée,
et où l'espace lui-même paraît méditer.
On glisse vers des territoires où les pensées perdent leur poids,
où Any Colour You Like
devient la couleur des songes,
celle que personne ne peut nommer,
celle que seuls les yeux fermés savent reconnaître.Parfois souffle A Pillow of Winds,
caresse venue d'un monde sans frontières,
et l'on croit entendre les galaxies chuchoter entre elles,
comme si le vide possédait une voix plus ancienne que toutes les langues.
Quand le plafond se fissure,
apparaissent les mécanismes cachés du monde,
Résonne alors le rire inquiétant de Brain Damage,
et les certitudes tombent une à une.Les frontières se dissolvent,
Us and Them ne veulent plus rien dire,
il ne reste qu'une même poussière cosmique
errant d'un regard à l'autreet les marchands de promesses de Have a Cigar
s'effacent comme des mirages avalés par l'immensité.
Parfois, au détour d'un silence,
on croit entendre Welcome to the Machine,
immense respiration d'acier
qui broie les rêves trop sages,
avant de disparaître derrière le voile du vide.Puis vient Keep Talking,
non pour remplir le silence,
mais pour rappeler que certaines vérités
ne naissent qu'au bord de l'indicible.
Il arrive aussi que surgisse Sorrow,
non comme une douleur,
mais comme une cathédrale de lumière sombre,
où les cicatrices deviennent des portes
ouvrant sur des paysages sonores que seuls les êtres brisés savent contempler.
Et lorsqu'on croit avoir tout perdu,
quelque chose recommence lentement à respirer.
Une étincelle fragile,
presque imperceptible,
Coming Back to Life,
comme si l'âme retrouvait enfin
le chemin de son propre soleil,
après avoir longtemps erré
dans les couloirs obscurs du cosmos.
obscured by Clouds,
Alors seulement on découvre que la frontière
entre nous et les étoiles
n'a jamais existé.derrière les rouages invisibles du réel,
dans la lumière pâle d'un lointain The Great Gig in the Sky,
on distingue quelque chose qui ressemble à une vérité,
une présence silencieuse, presque surnaturelle,
mais qui refuse obstinément de prendre forme.
nous continuons d'avancer,
portés par les courants secrets de Breathe,
avec la patience Fearless
de ceux qui n'attendent plus de réponses,
guidés seulement par les échos de High Hopes,
jusqu'à cet Eclipse
où toutes les oppositions cessent enfin d'exister,
où l'ombre et la lumière
se reconnaissent comme deux visages d'une même éternité.
Et peut-être qu'un jour,
au détour d'une dernière nuit,
One of These Days,
nous comprendrons enfin
que nous n'avons jamais voyagé parmi les étoiles,
ce sont elles qui, depuis toujours
voyagent en nous.Depuis le premier souffle,
depuis le premier silence,
elles nous regardent rêver,
et chaque être humain n'est peut-être, au fond,A Saucerful of Secrets,
qu'un infime fragment d'Echoes,
revenu se souvenir de son origineEn écoutant Pink Floyd, par exemple,
The Piper at the Gates of Dawn
Et en suivant le joueur de flûte aux portes de l'aube.
![Pink Floyd - The Dark Side Of The Moon (50th Anniversary) [2023 Remaster] {Full Album}](https://image.over-blog.com/WwIZA3gh8tkxOsuQZdr72363wi8=/170x170/smart/filters:no_upscale()/https%3A%2F%2Fi.ytimg.com%2Fvi%2Fk9ynZnEBtvw%2Fhqdefault.jpg)
Pink Floyd - The Dark Side Of The Moon (50th Anniversary) [2023 Remaster] {Full Album}
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