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Les articles "journal non intime"

un flip à Avignon

un flip à Avignon

Je traverse l’avenue des Sources, au cœur du carrefour avec le boulevard de la Première Division Blindée. Impatientes, les voitures démarrent, se faufilant devant moi, derrière moi. Par je ne sais quel sortilège l a canne blanche m’échappe de la main...

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Se tromper de vie.

Se tromper de vie.

À la radio, en se réveillant, il apprend qu’une infirmière en soins palliatifs vient d’interroger plus de mille personnes en fin de vie. Elle leur a demandé si elles avaient des regrets. Quatre-vingt-dix pour cent d’entre elles ont reconnu avoir la sensation...

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Un article de journal norvégien

Un article de journal norvégien

El condor pasa, la chanson appartenant au folklore andin et reprise par Simon et Garfunkel, ce matin- là s’insinue sous ma peau à mesure que le train grignote les pentes de roches noires et d’herbes rases de la cordillère : I'rather be a sparrow than...

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le trottoir de toutes les infamies

le trottoir de toutes les infamies

Il rentre chez lui. Un homme, africain sans doute, est enroulé dans une couverture crasseuse sur le trottoir. Il se dit que cette situation tragique est une opportunité de mettre à l’épreuve son humanité. Il s’approche de l’inconnu, s’agenouille et l’interroge....

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Un chaï mais pas deux.

Un chaï mais pas deux.

En me préparant à écrire ce récit inspiré par un fait réel advenu à deux amis, je pense au livre « Odeurs de l’Inde » de Pasolini. À sa première nuit indienne, où il respire les odeurs en errant dans les rues de Bombay. La quatrième de couverture parle...

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10 de trèfle

10 de trèfle

Devant son portail, un 10 de trèfle piétiné. Je sors de chez elle en sifflotant une lueur musicale qui aromatise les gris du béton et ses angles coupants, ses rides grimaçantes. Sur mes lèvres la chanson de Kansas, " Dust in the Wind ". — Qui a déposé...

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Le confessionnal et autres frasques d’adolescent

Le confessionnal et autres frasques d’adolescent

Le jour de mes seize ans, nous invitons Jérémie , mon pote albinos, dans la fermette de mes parents à la Meignanne. Nous picolons outrancièrement. Pour ma famille, c’est « normal » car nous devenons des hommes, alors alcool et cigarettes participent à...

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le voyage des livres

le voyage des livres

Mon ami Julien vient de rencontrer dans sa rue une dame qui tenait un de mes livres sous le bras. Encore un qui s’est enfui ! Boutade, bien sûr, vu que l’on écrit pour que les feuilles suivent le vent – le vent coquin, le vent qui nous traverse sans jamais...

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Dylan Millet et son youkoulélé sur la route

Dylan Millet et son youkoulélé sur la route

Il a seize ans le gamin, seize ans dans un village du Beaujolais. Pas évident pour un jeune-homme au vingt et unième siècle d’avoir seize ans à l’écart des villes où tous les ados imaginent qu’il s’y passe des choses qui les intéresseraient. Ils ne savent...

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La visite de la Gestapo

La visite de la Gestapo

Ma mère se prénomme Anne-Marie. Dans les années 1930-1940, elle habite au 272 rue Saint-Honoré, dans le premier arrondissement de Paris. Elle vit seule avec Anna, sa mère : son père, lui, est prisonnier en Allemagne. Robert s’évadera à deux reprises,...

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De nature désobéissante

De nature désobéissante

J’ai douze ans. Je vais participer à un gymkhana en course à pied avec chicanes, barrières, obstacles divers. En taille et en âge, je suis le plus petit des concurrents, mais sans doute pas en ambition ! Je me dis que si je gagne cette course je serai...

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Il n'y a pas que la fugue de Bach

Il n'y a pas que la fugue de Bach

Le père avec sa quatre chevaux bleu nuit rentre d’une harassante journée de travail à l’usine. Sa femme, devant les clapiers à lapins en fibrociment, deux arrosoirs à bout de bras, lui crie : « René, tu n’as pas vu le fils sur la route ? » Lui, une ombre...

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Sous influence mandarine

Sous influence mandarine

Dans ma maison du dedans, maison ouverte à tous les vents, les voyelles sont en creux et les consonnes en relief. Les sons ont des couleurs, des densités, des saveurs. Et chez vous ? Depuis que je suis môme, je joue et je cohabite avec toute une poésie...

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Mais savaient-ils nager ?

Mais savaient-ils nager ?

1974. Avec Malika nous dormons le long du Rhône, un peu à l’écart de toute une tribu d’hirsutes et joyeux lurons jetés sur les routes des vacances, façon hippies. Pourquoi Avignon ? C’est juillet, le festival de théâtre. La lame d’un couteau sous la gorge...

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tribulations d’un appareil dentaire

tribulations d’un appareil dentaire

Écrire, c’est avant tout laisser venir et voir un ou des personnages, les autres, moi ou une situation, un rêve, et les écouter le plus attentivement possible en leurs prêtant nos mots. Maintenant, seul à une terrasse de café, allez savoir pourquoi, je...

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Rue de la Velouterie

Rue de la Velouterie

J’ai vu un homme, rue de la Velouterie ; l’air singulier, un peu perdu, il a aussitôt attiré mon attention. Il marchait un peu de travers, hésitant, un regard inexpressif semblant ne s’ancrer nulle part. Était-il ivre, drogué, ou s’était-il évadé d’un...

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Fraude ferroviaire et sodomie

Fraude ferroviaire et sodomie

Un homme me " drague " sur le quai de la gare de Grenoble. Il a un accent maghrébin. « Je peux t’accompagner ? Tu vas où ? — Je prends le train pour Paris. — Moi aussi ! » C’est le soir. Nous montons ensemble dans un compartiment vide. Après quelques...

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Un sex toy parlant

Un sex toy parlant

Chadabadaba… Chadabadaba… Un homme et une femme, vous connaissez ce film mythique de Claude Lelouch ? Dans ma cervelle, en boucle, la musique de Francis Lai : Chadabadaba… Chadabadaba… C’est un de ces beau soirs d’été où l’on ose à peine respirer, de...

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Oradour-sur-Glane, à l’heure de la traite

Oradour-sur-Glane, à l’heure de la traite

Dès l’âge de quatorze ans, mon père est domestique de ferme. Un certain samedi, le 10 juin 1944, il est en train de traire une vache assis sur un tabouret. Son patron, mutique depuis plusieurs heures, les dents serrées, lui dit brusquement : — Tu vois,...

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L'homme sans nom

L'homme sans nom

Une plage immense, déserte. Une dune brûlante comme si le soleil irradiait de son centre. L’océan en tumulte. Cette nature sans âge est toujours un peu effrayante pour celui qui ne la voit pas. Ajoutez à ce bout du monde deux jeunes vagabonds. Lui, gai,...

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Le robineux

Le robineux

Montréal, peut-être la rue Saint-Denis (je porte peu de crédit aux sirènes trompeuses de la mémoire). Un « robineux » - québécisme pour désigner un clochard – avachi sur un banc réclame un petit sou à tous les passants. Je passe devant lui. Silence, silence...

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Un foulard de trop.

Un foulard de trop.

On aura tout vu, ou presque, même quand on est aveugle ! Vous ne me croyez pas ? Alors lisez ce récit. Je suis assis sur un banc en bois, dans une vilaine barcasse à moteur qui sent le poisson séché, fruits et légumes pourris et huile de vidange ou quelque...

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