25 Août 2026
COUPLET
Dix-sept ans, la nuit dans les yeux
Né dans une station service
Les moteurs parlaient, les hommes mentaient
Il ne voyait pas les filles passer devant le bar
Les autres parlaient de jambes, de cheveux, de seins
Lui, il gardait le silence
Il avait autre chose dans le bide
Des mots. Des mots rouges, noirs, bleus, qui frappaient à sa porte comme des morts réclamant la vie
Des mots gros comme une caisse claire
Il les gardait là, sous la peau, jusqu’au jour où la musique viendrait les chercher.
REFRAIN
Tous les bâtards lui criaient :
Tu ne verras jamais l’amour venir
Bande de chiens, l’amour n’a pas besoin d’yeux
L’amour connaît le chemin.
Il a fermé la porte au monde
Et poussé celle de la nuit
Puis il a écrit, écrit jusqu’à ce que le noir commence à brûler.
COUPLET
Ses copains parlaient trop fort, toujours trop fort
Le désir dans la bouche, la peur sous la chemise
Lui ne savait pas mentir, il avait le cœur en morceaux
Et une faim plus longue que la route 66
Faim de fille, faim de départ, faim de musique
Faim de quelque chose qui n’avait pas encore de nom
Alors il écrivait
Il jetait ses textes dans les mains des musiciens
Tiens, prends ça mec, fais-les jouir avec tes musicos !
REFRAIN
Tous les bâtards lui criaient :
Tu ne verras jamais l’amour venir
Bande de chiens, l’amour n’a pas besoin d’yeux
L’amour connaît le chemin.
Il a fermé la porte au monde
Et poussé celle de la nuit
Puis il a écrit, écrit jusqu’à ce que le noir commence à brûler.
COUPLET
Et quand la guitare vrombissait
Quand la basse faisait trembler les murs
Ses mots devenaient des poings, des poings lancés au visage de la nuit
Et puisqu’on lui refusait les couleurs du monde
Quelque part entre Alabama et Géorgie
Il les réinventait dans ses textes
Ils empestaient le bourbon, les bottes dans le fumier, les pneus cramés.
REFRAIN
Tous les bâtards lui criaient :
Tu ne verras jamais l’amour venir
Bande de chiens, l’amour n’a pas besoin d’yeux
L’amour connaît le chemin.
Il a fermé la porte au monde
Et poussé celle de la nuit
Puis il a écrit, écrit jusqu’à ce que le noir commence à brûler.
COUPLET
Le train de l’amour est arrivé
Ferraille, fumée, tonnerre
Il l’a pris et quelque chose a sauté dans sa poitrine
Les rêves vécus ne demandent pas pardon
Ils brûlent les cages où les hommes ont appris à rester petits
Sa nuit a explosé en chansons
Feu à tout ce qui disait : Reste à ta place d’aveugle
Et dans l’incendie quelque chose s’est ouvert
Pas ses yeux, mais le monde.
REFRAIN
Tous les bâtards lui criaient :
Tu ne verras jamais l’amour venir
Bande de chiens, l’amour n’a pas besoin d’yeux
L’amour connaît le chemin.
Il a fermé la porte au monde
Et poussé celle de la nuit
Puis il a écrit, écrit jusqu’à ce que le noir commence à brûler.
COUPLET
Et ses mots devinrent une putain de porte grande ouverte
Et derrière cette porte, il n’y avait plus ce bouseux qui ne voyait pas
Il y avait un homme debout devant un public
Du feu dans la poitrine et la nuit à ses pieds
Et ces mots, ils avaient trouvé une voix, sa voix
Alors il disait, contait, lisait, criait
Et les visages dans la salle respiraient ensemble
Quelque chose de vaste passait, passait
Il goûtait enfin ce qu’il cherchait depuis le début :
L’inspiration, la joie, la liberté
Et peut-être, oui, peut-être : l’amour.
REFRAIN
Tous les bâtards lui criaient :
Tu ne verras jamais l’amour venir
Bande de chiens, l’amour n’a pas besoin d’yeux
L’amour connaît le chemin.
Il a fermé la porte au monde
Et poussé celle de la nuit
Puis il a écrit, écrit jusqu’à ce que le noir commence à brûler.
/https%3A%2F%2Fi.ytimg.com%2Fvi%2FgwgOUzodS6E%2Fhqdefault.jpg)
Jeff Healey - 'See The Light' - Night Music 1988
Official Jeff Healey Documentary - New Teaser! https://youtu.be/ioSC4zce8_8 One of our *all-time* favourite clips of the early days, Jeff Healey in 1988 on the Jools Holland/David Sanborn hosted ...
Amoureux de l'inconnu voyageant pour l'Aimer davantage !
Voir le profil de Jean-Pierre Brouillaud sur le portail Overblog
Commenter cet article